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January 25, 2010 - Advice and Strategy > Writing & Translation
De salarié à pigiste : éléments à considérer avant de quitter son emploi Choisir un nom d'entreprise et décider de son tarif horaire

Je me rends compte que le temps a filé à la vitesse de l'éclair depuis ma dernière rubrique. Désolée! Donc, si vous avez déjà lu ma première capsule et que vous n'êtes pas découragé par les démarches que je vous proposais (voir mes capsules d'info), alors vous êtes prêt à passer aux étapes suivantes.

Choisir un nom d'entreprise
Au début, pas besoin de dépenser une fortune pour trouver votre nom d'affaires. Faites de petites recherches sur Internet et dans les pages jaunes et voyez ce qui a cours dans votre domaine. Faites appel à vos amis pour un remue-méninges sur le sujet. Mais méfiez-vous des noms inventés de toutes pièces, car à moins que la sonorité soit très facile à retenir, les gens risquent d'avoir de la difficulté à les mémoriser. Or, pour un travailleur autonome qui se spécialise en rédaction, en traduction ou en révision linguistique, l'idéal, c'est que son nom circule, car son produit, c'est lui. Donc, pourquoi ne pas utiliser votre nom et votre prénom dans l'appellation. Cela vous servira doublement. D'une part, vous ne serez pas obligé d'immatriculer immédiatement votre entreprise individuelle si votre prénom et votre nom de famille y figurent et d'autre part, vous serez assuré que votre nom circule auprès de vos contacts et sur Internet. Ce n'est peut-être pas très « in », mais ça fonctionne. Vous pourrez toujours y ajouter une phrase de positionnement pour donner un peu de « OUMF! » à la chose. Dans mon cas, j'ai choisi « Rédaction Sylvie Goulet » et comme phrase de positionnement : Le mot juste pour vous. L'avantage d'une phrase de positionnement, c'est que vous pouvez la changer au besoin, sans pour autant toucher à votre nom d'entreprise.

Je vous conseille d'ailleurs d'aller sur le site Internet de Revenu Québec http://www.revenu.gouv.qc.ca/fr/entreprise/demarrage/ et de lire attentivement les conseils sur le démarrage d'une entreprise. C'est clair, simple et complet.

Profitez du talent de tous vos amis
Vous connaissez un graphiste à qui vous pourriez rendre service en échange de la création de votre carte professionnelle? Et bien, faites-lui une offre. Vous avez un « wizz » de l'informatique dans votre famille, demandez-lui de vous aider à monter un petit site Internet que vous pourrez gérer par la suite si vous avez suffisamment de connaissances dans le domaine. Surtout, ne dépensez pas inutilement. Il est possible de se faire connaître sans y laisser ses économies.

Décider de votre tarif horaire
Combien demander quand on n'a pas beaucoup d'expérience? Hum, pas facile à trancher. Toutefois, dites-vous bien que le tarif que vous allez exiger la première année sera celui à partir duquel vous devrez composer les années suivantes. Alors, si par crainte de ne pas décrocher un contrat, vous demandez 25 $ l'heure à un client, dites-vous bien que vous ne pourrez pas passer à 35 $ la fois suivante sous prétexte que vous découvrez en cours de route que vous ne pouvez vivre décemment à ce tarif.

Dans le livre Profession : travailleur autonome de Sylvie Laferté et de Gilles Saint-Pierre aux Éditions Transcontinental, Fondation de l'entrepreneurship, les auteurs suggèrent d'établir votre tarif horaire à deux fois et demie le montant que vous gagneriez si vous étiez à salaire. Je me souviens qu'à l'époque où j'avais fait le calcul, ça représentait un tarif de 70 $ l'heure. Je trouvais ça exorbitant! Mais je me suis vite rendu compte que même si je travaille comme une forcenée, je n'arrive pas à rédiger plus de 5 à 6 heures par jour. Cela signifie que dans une très bonne semaine, je peux facturer environ 25 heures, même si je travaille 40 heures. Tout le temps passé à chercher des clients, à faire sa comptabilité, à gérer sa facturation ou à planifier sa publicité fait partie du travail, mais n'est facturé à personne. Votre taux horaire doit donc en tenir compte.

Prenez le temps de sonder le marché et de voir combien demandent les réviseurs d'expérience. Je vous avertis, il y a de tout! Certains travaillent même au salaire minimum. Mais vous avez tout intérêt à respecter les normes du marché, car vous ne rendez service à personne en travaillant au rabais, et surtout pas à vous. Les clients qui vous trouveront trop cher trouvent habituellement tout trop cher! C'est génétique chez eux… Gardez-vous une marge de manœuvre, négociez un peu, mais tenez bon si le client abuse de votre bonne volonté.

Travailler en solitaire
Dernier point : si vous travaillez seule à la maison, vous trouverez peut-être pesante cette solitude. Et d'un autre côté, si vous avez des enfants à la maison, vous rêverez peut-être d'être seule pour travailler. Dans mon cas, j'ai eu la chance de partager un espace de travail en dehors de la maison avec mon conjoint qui est aussi travailleur autonome. Nous partons donc tous les matins travailler au bureau. C'est vraiment le meilleur des scénarios pour changer d'air et faire une coupure nette entre le boulot et le dodo. Mais ce n'est pas toujours possible. Lisez le chapitre 11 du livre que je vous suggère un peu plus haut, il vous éclairera sur les choses à éviter.


Prochaine rubrique : comment se faire connaître.

Sylvie Goulet



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1 comment
bob.  28-09-2012 9:14 p.m. HAE

Quel record de sites pour pigistes essayez-vous de battre?

Il y a une formation universitaire pour devenir traducteur, un ordre et un cheminement professionnels.

Pourquoi multiplier les sites de conseils pour les pigistes? Les sites de pigistes ne cessent de se multiplier alors que les conseils que vous donnez sont offerts, de manière plus rigoureuse, par les universités et les associations reconnues?

À qui vous adressez-vous au juste? Aux cuisiniers à la retraite qui se découvrent soudain une vocation pour la traduction? Tout cela pour avoir son nom sur un site de plus au détriment de la profession : c'est malsain.


Qu'est-ce qui vous empêche d'ouvrir votre propre blogue de traducteur indépendant, avec quelques exemples de vos traduction, un CV et une adresse professionnelle : vous serez plus crédible.

Cette multiplication des sites a un résultat : les clients qui ne connaissent souvent rien à la traduction s'imaginent que des milliers de traducteurs (ou de gens qui se déclarent traducteurs) sont prêts à tout pour se vendre. C'est de la prostitution à grande échelle sur Internet. Quelle image pensez-vous que cela donne d'une profession? Est-ce que les avocats ou les médecins font le trottoir de cette façon?


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